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LOI ANTI-TRUST: l'Europe sévit auprès des constructeurs
Le projet de loi d’initiative parlementaire C-425, portant
sur le droit à la réparation, a été présenté en avril 2007
par l’Association des industries de l’automobile du Canada
(AIA). En collaboration avec Industrie Canada, l’AIA exerce
des pressions pour que la concurrence, un enjeu au coeur
même du droit à la réparation, soit l’une des principales
priorités établies par le gouvernement fédéral en session
parlementaire. L’AIA prépare actuellement des événements
médiatiques pour promouvoir un nouveau dépôt du projet
de loi. Comme le caucus du NPD appuie ce projet, il est fort
possible qu’il soit bien placé dans l’ordre de priorité.
Jim Prentice succède à Maxime Bernier comme ministre de
l’Industrie au fédéral, lequel était activement engagé dans le
dossier, participant à des réunions avec des fonctionnaires
et transmettant une lettre aux principaux constructeurs
automobiles du Canada afin de les enjoindre à prendre des
mesures pour favoriser l’accès à l’information. L’AIA travaille
pour que le nouveau ministre assure une certaine continuité.
Une récente décision de la Commission européenne raffermit
l’accès des indépendants aux renseignements nécessaires
à la réparation. Les autorités ont annoncé quatre décisions
liant légalement DaimlerChrysler, Toyota, General Motors
et Fiat à des engagements de fournir les renseignements
techniques à tous les garages indépendants de l’Union
européenne. C’est en partie la multiplication des systèmes
informatiques et des outils de diagnostic qui rendent la
tâche de plus en plus difficile aux ateliers indépendants.
Ces décisions ont été adoptées après qu’une enquête de la
Commission ait constaté que l’accès inadéquat à l’éventail
complet de renseignements techniques pourrait exclure les
réparateurs indépendants du marché, réduire la concurrence
et mener à un choix moindre et à des prix plus élevés pour
les consommateurs. En outre, si des réparations sont effectuées
avec des renseignements techniques insuffisants, cela
pourrait mettre à risque la sécurité automobile, accroître la
pollution atmosphérique et gaspiller du carburant.
Dans un article publié dans La Presse, Scott Smith, directeur
des affaires gouvernementales à l’AIA, propose la création
d’un registre similaire au Groupe de travail national américain
sur le service automobile (www.nastf.org), où les manufacturiers
téléchargent les informations nécessaires à la
réparation des véhicules. « Aux É.-U., il y a eu des pressions
de la part de l’Agence de protection de l’environnement concernant
la réparation des systèmes antipollution. Cela a aidé
à résoudre le problème dans les autres secteurs. »
Par un envoi postal ciblé, Uni-Sélect a récemment invité ses
3 000 ateliers membres à visiter www.droitalareparation.ca
pour transmettre une lettre à leur député. Au congrès d’Uni-
Sélect à Gatineau, Pierre Henry a fait un éloquent discours
à ce sujet devant plus de 700 propriétaires d’atelier. « Nous
félicitons Uni-Sélect de son initiative dans le dossier du droit
à la réparation, affirme Ray Datt, président de l’AIA Canada.
En renseignant les FSA, les grossistes, les consommateurs
et d’autres parties prenantes sur l’importance de l’accès du
marché secondaire aux outils, à la formation et à l’information,
et en faisant la promotion du droit à la réparation, Uni-
Sélect donne un exemple positif aux autres organisations
du marché secondaire de l’automobile. »
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