VÉHICULES HYBRIDES
AVEC GASTON AMYOT
Si en 2000 Honda et Toyota étaient les seuls à offrir un produit hybride, en 2008, Ford, GM, Chrysler, Saturn, Lexus seront de la parade et ce, du véhicule classique au VUS.



SÉMINAIRE TECHNIQUE

En septembre dernier, le Service aux entreprises du Centre d’études professionnelles Saint-Jérôme (CEP) conviait des représentants de l’industrie à un séminaire technique portant sur les véhicules hybrides. L’objectif : valider le contenu du séminaire et échanger avec les gens du milieu. Des propriétaires d’ateliers, des carrossiers, des représentants des fournisseurs et des assureurs étaient présents et attentifs aux informations que Mario Tremblay, enseignant en mécanique automobile, leur a transmises.

La question première : est-il pertinent de se préoccuper maintenant de la présence de ces nouveaux véhicules dans nos ateliers de carrosserie ? La réponse des participants a été sans équivoque : oui !

LA RÉALITÉ

Le parc d’hybrides actuellement en circulation est relativement jeune. Pour les travaux d’entretien, on constate que les véhicules se retrouvent majoritairement dans les ateliers des concessionnaires automobiles. Toutefois, après une collision, ces véhicules seront confi és à l’industrie de la carrosserie, sans distinction de bannière ou de manufacturier.

Q : Mais, que doit-on faire quand on reçoit ces véhicules ?

R : Le plus important est de s'assurer que le véhicule est sécurisé au niveau de la haute tension. Chaque manufacturier dispose de sa propre procédure bien entendu.

Q : Est-il vrai qu’il y a un risque d’électrocution ?

R : Oui ! Surtout sur les véhicules accidentés. De là l'importance de sécuriser le véhicule avant de se mettre au travail.

Q : Où est située la batterie du système hybride ?

R : Dans la plupart des modèles, la batterie haute tension est située derrière ou sous le siège arrière. Dans certains modèles, comme la Honda Civic hybride, le module de batterie haute tension incorpore toutes les pièces de contrôle de la haute tension.

Q : Comment la désactiver ?

R : La procédure de désactivation est semblable pour tous les modèles. Cependant, chaque manufacturier a des détails spécifiques qui ne peuvent être négligés. La réparation de la carrosserie exige souvent d'effectuer la procédure de désactivation complète. Cette procédure demande une formation afin d'assurer la sécurité des intervenants.

Q : Quel est le voltage ?

R : En ce qui concerne les niveaux de tension, ils varient de 36 à 650 Volts selon les modèles de véhicule.

Q : Où trouver le moteur électrique ?

R : Encore une fois, cela diffère selon les modèles. Pour les modèles Honda, le moteur électrique se situe entre le la transmission et le moteur à essence. Pour la plupart des modèles Toyota, il se trouve dans la transmission.

Q : Système parallèle ou en série ?

R : Tous les systèmes hybrides que l'on retrouve dans les véhicules vendus ici au Québec, sont de types parallèles. On peut retrouver des systèmes séries entre autres dans les gros autobus.

Q : Quelle température peut supporter une batterie lors de la cuisson de la peinture dans une cabine de pulvérisation ?

R : En principe, les batteries haute tension ne supportent pas plus de 140ºF (60 ºC).

Voilà les questions auxquelles le séminaire répondait sans toutefois avoir la prétention de se qualifi er de soirée de fomation. Les participants y ont reçu de l’information générale visant à démystifi er le sujet. Grâce à la participation de la Ville de Saint-Jérôme, deux véhicules étaient sur place afi n de permettre aux participants d’en visualiser les composantes.

En conclusion de l’activité, une question unanime est ressortie : est-ce qu’il y aura d’autres rencontres ? Évidemment. Devant l’intérêt des participants, un calendrier des séminaires sera produit pour le printemps 2008.


MUTA

Dans le même ordre de pensée, un colloque international se tenait à Tremblant les 3 et 4 octobre 2007 : MUTA 2007 Autovision. MUTA étant l’acronyme pour Mobilité Urbaine Transport Avancé. www.muta2007.com Européens, Canadiens et Américains se partageaient les tribunes au sein d’ateliers dédiés aux différents systèmes de transport, aux impacts environnementaux, au développement durable et aux énergies vertes. Il a été possible de constater le virage que l’industrie de l’automobile a amorcé dans sa quête d’indépendance face au pétrole : les voitures hybrides ou électriques du style « plug-in », les autobus urbains hybrides et même entièrement électriques, ainsi que le partage de voitures hybrides dans les milieux urbains.

"Le parc d’hybrides en 2008 devrait être d’environ 300 000 véhicules en Amérique du Nord."

Il était intéressant de constater le rôle que joue le Québec dans le développement de ces technologies et, particulièrement la région des Laurentides. Défi nitivement, ces nouveaux véhicules sont sur nos routes et le seront encore de plus en plus. Serons-nous prêts à les accueillir dans nos ateliers ?

GASTON AMIOT
Centre d'études professionnelles St-Jérôme
AMIOTG@csrdn.qc.ca